Carnet de route
Assemblee générale nationale de la FFCAM - 14 & 15 mars 2026
Le 15/03/2026 par MB
C’est dans le Sud-Ouest de la France, à Bayonne dans le Pays basque que se déroule cette année l’Assemblée générale de notre fédération. Une bien jolie ville que j’ai pu découvrir hier en arrivant avant que la pluie ne se mette à tomber. J’ai aussi profité en soirée de la projection du film Vent debout, Patrice de Bellefon, itinéraire d’un guide engagé qui avait lieu au cinéma l’Atalante en marge de l’AG – la projection a été suivie d’un débat avec Patrice de Bellefon lui-même et la réalisatrice Laurence Fleury, l’occasion de découvrir un peu mieux cette figure des Pyrénées dont le dernier numéro de Montagne et alpinisme s’était fait l’écho.
En ce samedi matin, il pleut toujours : de quoi ne pas regretter de rester enfermée toute la journée dans un amphi sans fenêtre ! L’accueil est sympathique, après avoir émargé et récupéré le boîtier de vote, café, thé et viennoiseries sont proposés. J’ai encore le temps de découvrir les stands présents avant de rejoindre l’amphi.
8h45, des chants basques précèdent l’ouverture de l’AG. Plus de 250 clubs sont représentés montrant le dynamisme de notre fédération. On commence par les traditionnels mots d’accueil : le président du Club alpin de Bayonne, le secrétaire général de l’AG, le maire de Bayonne qui ne dit rien – les élections municipales ont lieu demain ! - et bien sûr le président de la FFCAM, Charles Van Elst, élu l’an dernier qui rappelle que cette nouvelle olympiade repose sur les clubs, les bénévoles et les salariés de la fédération.
Avant de démarrer les débats, il s’agit d’abord de tester les boîtiers de vote et aussi de constituer un bureau de vote qui supervisera et validera les différents votes. Voilà c’est chose faite et les débats peuvent commencer. Premier vote : approbation du procès-verbal de l’AG de Chalon-sur-Saône de mars 2025 que nous avons reçu en amont. Sans surprise il est approuvé. Suit un appel à candidatures pour l’accueil de l’AG FFCAM de 2028 : le club de GAP est d’ores et déjà candidat mais d’autres clubs peuvent encore candidater d’ici demain…
C’est maintenant le moment de passer au rapport moral et d’activité 2025. Cela va nous occuper une bonne partie de la matinée. Mais ce bilan reflète l’activité de notre fédération, de ses clubs, des refuges et, à ce titre, c’est un moment clef de cette AG.
Ce qui suit ne reprend que quelques notes – ce qui m’a marquée – et donc ne constitue pas un rapport exhaustif (les personnes intéressées peuvent demander à consulter le rapport complet)…
En quelques chiffres, la FFCAM c’est : 444 clubs, 53 comités territoriaux, 349 000 nuitées dans les refuges et chalets, 107000 licences annuelles dont 42 % de femmes, 23 % de moins de 25 ans, 11700 cartes découvertes, 11000 bénévoles, 10000 abonnements à La Montagne et Alpinisme.
Charles Van Elst (président) présente d’abord le rapport moral. Ce qui est nouveau : la création de 3 collèges pour organiser les dialogues et favoriser le travail des acteurs. S’y ajoutent deux nouveaux comités. Gouvernance et pilotage se font à trois niveaux : gouvernance fédérale, direction, organisation opérationnelle. Il s’agit de mieux coordonner, articuler pilotage, direction, action. Notre fédération est vivante et engagée collectivement, elle est donc dynamique.
Eva Poulichet, directrice générale, évoque ensuite la composition de la direction est ses tâches. On relève 40 salariés permanents dont 4 sont détachés d’un ministère. Le département « métiers » comprend 9 salariés au titre de la vie associative et sportive et 11 pour les refuges et chalets. Le départements « Services et supports » comprend 8 personnes pour le secteur finances, ressources humaines, action juridique ; 6 pour la communication ; 5 pour les systèmes d’information et 1 pour le RSE. On peut relever un passage de 30 à 40 personnes ces dernières années ce qui traduit à la fois une évolution, une dynamique croissante et des changements qui se sont faits avec bienveillance et confiance.
Hélène Constanty, vice-présidente de la commission environnement, relève l’engagement environnemental fort concernant à la fois les refuges et les pratiques sportives. L’équipe est active. Elle comporte une alternante et une stagiaire. Les nouveaux instructeurs « avenir montagne » vont permettre plus de dynamisme. Les principales actions : « Que la montagne est belle » (20e édition en 2025, 23 projets labellisés), « Refuges phares pour l’environnement » (lieux privilégiés d’éducation), l’outil de calcul du bilan carbone (utilisé à ce jour par 72 clubs) qui permet d’engager des plans d’action pour réduire le bilan carbone (par exemple moins de voyages en avion, trocs de matériel…). Notons que le nouveau brevet « avenir montagne » a vu la promotion de 9 instructeurs (au bout d 14 jours de formation) qui vont pouvoir accompagner les clubs et proposer des stages pour les encadrants. Relevons encore une autre nouveauté imposée par le ministère des sports : une charte de 15 engagements écoresponsables des fédérations sportives et des ligues de sport – mais si elle est dictée pour la fédération, elle donne aussi des idées pour les clubs et comités.
Suit le (long) rapport d’activités qui témoigne de la vitalité de la fédération
- Jeunes
Il y a bien sûr les écoles de sport et d’aventure (201 écoles d’escalade dont 111 labellisées, 92 écoles d’aventure dont 40 labellisées, 3 écoles de glace et 9 écoles de ski. 8 CAMP4 se sont tenus cette année. Mais il existe encore bien d’autres dispositifs en faveur des jeunes : campagnes de sensibilisation, premières nuits en refuge, initiation alpine… la liste n’est pas exhaustive
- Lutte contre la violence dans le sport
C’est une stratégie volontariste et cette lutte prend différentes formes. Citons en particulier les visioconférences qui sont proposées en partenariat avec « Colosses aux pieds d’argile » mais aussi divers événements. Le but affiché : « zéro tolérance concernant la violence ». Sur le site FFCAM on peut trouver comment faire un signalement. Le but est qu’à l’avenir, on ne fasse plus que de la prévention et qu’il n’y ait plus besoin de faire de la lutte active par rapport à la violence. « On ne peut pas accepter une quelconque forme de violence dans nos activités. » Les mots d’ordre restent : alerter, prévenir.
- La place des femmes en montagne
L’idée est de (ré)affirmer la place des femmes en montagne. Il existe des groupes féminins, mais aussi un partenariat dans les cursus (ENSA, SNAPEC, CREPS…). On relève encore des initiatives locales et également une médiatisation (soutien de films au festival « Femmes en montagne » par exemple).
- Public éloigné des pratiques sportives
L’idée est de permettre à ces publics d’accéder à la montagne (personnes en situation de handicap, situation sociale défavorisée, identité de genre, parcours de soin…). Cela fait plus de 20 ans que la fédération œuvre en ce sens avec divers appels à projets…
- Sécurité et prévention
Un volet important présenté par Luc Thibal qui commence par évoquer les jugements rendus dans deux affaires : « Orpierre » (pour rappel 1 adolescente trouve la mort dans une sortie escalade en 2024, président du club et responsable escalade condamnés à 2 ans de prison et interdits d’encadrer – décision judiciaire de juillet 2025 – cf ici par exemple) et « Grand Colon » (pour rappel chute mortelle en alpi d’une trentenaire en janvier 2023, condamnation d’un des encadrants bénévoles à un an de prison avec sursis – décision judiciaire de septembre 2025).
La transmission des infos dans les clubs pour les cadres doit être améliorée. Notons, que suite à ces deux affaires, des préconisations ont été faites – voir par exemple le mémento de la FFCAM concernant les séjours de mineurs. De nouveaux documents sont (ou vont être) proposés pour une utilisation pédagogique en formation (UFCA, cadres…). Mais des interrogations demeurent… Relevons encore que, concernant les deux affaires, les jugements rendus tendent vers une plus grande sévérité.
« Prévention – sécurité » font l’objet d’une nouvelle page sur le site de la FFCAM – c’est ici– des nouvelles pistes, des réflexions nouvelles sont proposées…
La réforme du système de formation va aussi dans le même sens – la formation est le pilier central du système « prévention – sécurité ».
Le 2nd pilier est la prévention. Ainsi sur Instagram et sur Facebook des messages propres ou relayés sont publiés. L’idée est d’amplifier les campagnes et d’essayer d’avoir des spots didactiques sur les réseaux sociaux. Un exemple côté prévention : la campagne sur l’encordement.
Le 3e pilier est réglementaire : les réglementations sont réactualisées. Reste encore la validation des sorties à améliorer.
Le 4e pilier : les retex (retours d’expérience) et les statistiques des accidents. Améliorer les retex, oui, mais cela doit remonter en préconisations.
- Développement de la vie associative et fédérale
On relève une évolution des modèles de club et des pratiques. La représentation féminine est plus importante, il est aussi question d’inclusion de publics différents. Les nouveaux clubs et associations affiliés à la FFCAM ne se nomment plus « club alpin ». Ils ont souvent des projets innovants à soutenir (car ils n’ont pas toujours les moyens). Il est nécessaire de former des dirigeants et des responsbles associatifs.
- Un nouvel outil : clubs en action
Initié par le club de Villeurbanne clubs en action propose :
- Un espace communautaire
- Un partage des initiatives et des solutions
- Des ressources
- Des webinaires participatifs (environnement, EPI, numérique…)
- Activités et formations
Quelques chiffres :
Formation des pratiquants : 24 600 niveaux de pratique ; Formation des cadres : 2 593 licenciés ; Brevets délivrés : 900 licenciés ; Formation instructeurs : 73 licenciés ; Formation commune instructeur : 61 licenciés
Fabien Ibarra fait le point sur la réforme du système de formation.
Côté formations de pratiquants, les fiches de compétences (initié / perfectionné/ spécialisé) sont disponibles. Si le nombre de groupes de compétences validés en 2025 est particulièrement élevé cela tient à la migration des « autonomes en SAE » en « initiés SAE », des carto 1 en « initiés 3.3 milieu montagne » et des NA1 en « initiés 3.4 milieu montagne ».
Côté formations des cadres, on relève une perte importante de stagiaires qui ne finissent pas la formation et ne passent pas la certification ce qui est bien regrettable : une vigilance est requise côté clubs. Notons encore qu’il il y a encore quelques ajustements à faire sur les brevets d’initiateurs et de moniteurs.
Côté formation des instructeurs, à la formation commune à tous les futurs instructeurs s’ajoute la formation spécifique aux activités qui se fait le plus souvent en lien avec l’ENSA ou le CREPS ; cependant pour les activités où le nombre de candidats est faible, la formation peut se faire en compagnonnage (par exemple pour les raquettes).
- Refuges et chalets
+11% de nuitées
Plusieurs facteurs participent à cette augmentation : attractivité de la montagne, refuges rénovés, conditions tarifaires ; auxquels s’ajoutent de bonnes conditions météo. Mais les limites sont atteintes en juillet et août…
La hausse exacerbe deux difficultés : investissement pour les refuges et contraintes de gardiennage en augmentation.
Le plan décennal de rénovation avance… et avec des refuges rénovés, la fréquentation augmente. Cependant on relève du retard dans les travaux de certains refuges.
Notons que la FFCAM et les gardiens ont initié un travail d’état des lieux des pratiques de bivouac compte tenu de l’augmentation du nombre de bivouacs autour des refuges. Idée d’intégrer cette pratique qui n’est pas sans impact sur les milieux naturels.
- Systèmes d’information
La transition numérique progresse, les outils évoluent. Une dynamique pour faire évoluer les outils et ajouter des fonctionnalités est mise en œuvre, il faut prioriser les évolutions.
Le portail FFCAM est maintenant en place. C’est un espace qui va s’étoffer et évoluer.
Le nouveau logiciel de gestion des sorties est maintenant opérationnel pour 156 clubs. Il est en phase de déploiement.
Reste maintenant à faire basculer les données de l’extranet (devenu un peu obsolète) vers le nouveau système plus moderne et plus « secure », ce qui permettra de plus de recentraliser les données.
- Communication et culture
Travail qui donne à voir ce qu’on fait dans les clubs, les refuges et en compétition. Il faut une stratégie et un plan de communication. Et pour faire de la communication, il faut de l’info qui sera ensuite donnée à voir.
Quelques moyens de communication :
- La nouvelle médiathèque liée au portail FFCAM (sera bientôt disponible dans les clubs et comités)
- Créations de contenus – mails / vidéos / articles. Notons que les mails prennent une nouvelle forme et continuent de s’actualiser.
- Réseaux sociaux (puissants, plus de 300000 abonnés)
- La revue LMA (La montagne et alpinisme) chargée de la diffusion d’une « culture montagne »
- Mise en place du Centre fédéral de documentation (sur le modèle de l’iceberg, on commence à peine à voir la partie émergée : portail en ligne depuis une semaine !)
- Commission bibliothèque, culture et patrimoine – elle propose un réseau des bibliothèques de club. 4 thématiques de réflexion : patrimoine, information, collections documentaires, actions culturelles
- Relations extérieures
- Porter la voix de la montagne dans les institutions publiques
- Travail en commun avec les autres fédérations de montagne, la FFME et la FFRandonnée
- Présence aux côtés des grandes associations de protection de l’environnement
NB : culture de la montagne à transmettre
Après une série de questions dans la salle, passage au vote : le rapport moral et d’activité 2025 est approuvé. Il est temps de passer au rapport financier et à la présentation des comptes 2025 sur lesquels je n’ai guère pris de notes. Les comptes sont approuvés sans problème…
Après un bon repas au resto U, rapide pour moi, histoire d’avoir le temps de profiter des stands dans le hall d’accueil, nous reprenons le travail en assemblée plénière.
En ce samedi après-midi, nous allons procéder à l’examen du budget 2025-2026. Cela peut sembler étrange d’étudier le projet de budget 2025-2026 à cette époque de l’année ! En effet depuis que les AG n’ont plus lieu en janvier mais en mars, présentation et vote ont lieu à mi-exercice !... Avant cela des précisions sont apportées sur la « fraude au président ». En effet notre fédération a été victime, sur l’exercice actuel, d’un détournement de 389000 euros ce qui paraît absolument incroyable…
Remarquons d’abord que les fédérations sportives sont de plus en plus la cible de cyberattaques : 30 fédérations ont été attaquées depuis janvier ! En l’espace de quelques jours, 10 fédérations ont été touchées soit plus d’un million de personnes concernées… Pourquoi cibler les fédérations sportives ? Elles sont perçues comme plus faibles côté dispositifs de sécurité qui ne sont pas adaptés aujourd’hui à la gestion de l’argent. Elles possèdent de plus des volumes importants de données sensibles et le contrôle interne est en général insuffisant.
La « fraude au président » n’est pas une cyberattaque – elle fait partie de ces fraudes dont tout un chacun peut être victime au quotidien sur des sommes plus faibles. Le déroulement est assez simple : d’abord un mécanisme d’emprise psychologique qui va mettre quelqu’un sous pression – souvent de la manipulation pour obtenir des infos confidentielles (là c’était le « président » qui demandait de faire un virement en urgence en envoyant une multitude de mails convaincants d’une adresse qui semblait tout à fait légitime) - puis l’utilisation de quelques faiblesses et failles dans les contrôles et autorisations bancaires (ici une rupture entre autorisations nécessaires (2) mais une seulement pour la banque entraînant une désynchronisation); ajoutons que tout ceci se passe en général une veille de week-end afin que la victime n’ait pas le temps de se retourner et que l’argent soit déjà transféré sur des comptes à l’étranger quand la fraude est découverte…
Ensuite des mesures correctrices ont été prises : télétransmission sécurisée, virements doublement validés, réduction des pouvoirs, …. l’idée étant de transformer cet incident en opportunité stratégique…
Par ailleurs un donateur a légué 900000 euros à la fédération. Voilà qui compense largement la fraude !
Les travaux se poursuivent par l’affectation des résultats 2024-25 puis l’examen du budget 2025-26 qui seront approuvés… Concernant ensuite l’évolution des licences, compte tenu des résultats, la part fédérale n’augmentera pas en 2026-27. Ajoutons que la cotisation environnementale de 1 euro, optionnelle cette année pour les plus de 24 ans deviendra obligatoire pour ces mêmes catégories l’an prochain. Cette contribution, qui reste symbolique, est utilisée, à leur demande, par des clubs qui proposent des actions concrètes ou pour organiser des « grands parcours » plus respectueux de l’environnement… Dans les refuges qui reçoivent beaucoup de personnes de passage, on installe des toilettes sèches, on s’efforce qu’il y ait moins de rejets dans la nature…
Après une pause permettant de visiter les stands, l’AG se poursuit par un temps plus festif avec la remise des labels CIMES et les trophées « 8 d’or ». Le label CIMES récompense des clubs ayant œuvré pour la protection de l’environnement. Il y avait cette année 11 candidats et parmi eux 7 lauréats ont été retenus : le club alpin de Courmon d’Auvergne : ramassage de déchets dans le futur site protégé de la LPO du Bec de Dore ; Escalibourne pour la transmission des points de vigilance à avoir dans le milieu montagnard avant chaque sortie ; le club alpin de Mulhouse pour une mobilité décarbonée (transports collectifs avec compensation) ; le club alpin de Besançon pour leur implication forte dans les lieux d’influence, la vie citoyenne et l’aménagement du territoire local et l’aménagement des Marais de Saône ; le comité territorial Nouvelle Aquitaine pour le soutien financier aux initiatives nature des clubs de la région et les nombreuses sorties réalisées ; le club alpin de Grenoble Oisans pour les opérations de balisage en zone du tétras-lyre en partenariat avec le PNR Chartreuse et la pose de balises d’enregistrement du lagopède en partenariat avec la LPO (effectuée par des skieurs dans des zones difficiles d’accès) ; le club alpin de Corse du Sud pour les 10 sorties à thème effectuées en 2025 (patrimoine naturel, observations nature, science et patrimoine, conservatoire du littoral…). Puis les « 8 d’or » sont remis à des clubs ou comités portant des actions qui sortent de l’ordinaire (activités nouvelles, événements festifs, actions en faveurs des personnes en situation de handicap, féminisation des activités) : 20 candidatures cette année, 6 trophées attribués et une subvention. Les récompensés : le club de Marsas, formation à l’autonomie et à la responsabilité pour un groupe de jeunes en canyoning ; le club alpin de Gap, un film, L’éveil des cimes, ou comment des jeunes peuvent arriver à fonctionner en équipe ; le club alpin de Bayonne, ascension du Pic du Midi de l’Ossau avec des personnes fragilisées par des accidents de la vie ; le Comité territorial Auvergne Rhône Alpes avec la création d’une section vélo féminin de montagne ; le club alpin de Rouen pour sa Dev’line, compétition d’escalade originale (qu’il n’est sans doute pas besoin de présenter ici).
Les travaux du samedi sont terminés. La journée du samedi se termine par la traditionnelle soirée conviviale et festive – dont je ne vous dirai rien, ayant choisi de ne pas y participer.
Dimanche matin, c’est la reprise des travaux. Etant donné que des modifications statutaires sont envisagées, une première AG avec quorum a été convoquée. Comme, sans surprise, le quorum (2/3 des structures, 2/3 des voix) n’est pas atteint, lui succède immédiatement une AG sans quorum qui permettra d’examiner et de voter les changements de statuts proposés.
Les statuts représentent une base fondatrice, rappelle Bruno Serraz, on n’y touche qu’avec délicatesse et réflexion. Alors pourquoi des changements ? Ils font suite à des demandes ministérielles. A Chambéry quelques modifications ont été adoptées en urgence et le reste était programmé pour la nouvelle gouvernance. En avril 2025, la nouvelle équipe s’est attelée à la réforme de l’évolution des statuts – en fait il s’agit davantage d’un toilettage que d’une réforme en profondeur. Les textes proposés au vote ont été préalablement soumis aux services du Ministère qui ont contrôlé et les ont déclarés conformes à la réglementation. Relevons encore que ça a été un travail de groupe, d’équipe mené entre les salariés, le comité juridique et les membres du comité directeur. Les modifications portent sur l’orthographe, la syntaxe, l’amélioration de la lisibilité, une meilleure articulation entre articles, la suppression des redondances, l’ajout de mentions pour que la fédération agisse en justice, l’officialisation de pratiques déjà en œuvre…
S’ensuit la présentation des modifications essentielles (articles 4, 7, 13, 15, 18, 21, 25, 36) que je ne détaillerai pas ici…
Les résultats du vote demandent un peu de temps – le système de calcul est plus complexe que pour les autres votes et demande moult vérifications.
Nous passons à la constitution du « comité d’éthique et de déontologie ». C’est un nouveau comité et 7 personnes ont posé leur candidature. L’une s’est trouvé exclue, ayant rendu son dossier en retard. 5 personnes ont été élues membres de ce comité par le comité directeur (à bulletins secrets) : Marc Arnold, Bernadette Delayen (présidente), Jocelyne Durand, Philippe Farget, Yannick Tonner. Le nouveau comité est devant une page blanche à écrire, ses statuts et ses buts restant à préciser. La première question à laquelle vont tenter de répondre ses membres : qu’est-ce que l’éthique sportive ? Viendra aussi rapidement la question des saisines.
Les résultats du vote tardant, parole est donnée aux représentantes des assurances (WTW) pour un point sur l’accidentologie et la sinistralité… Notons que 70% des licenciés souscrivent à l’assurance individuelle et 4,6% prennent l’assurance renforcée, 1700 personnes souscrivent l’assurance monde entier. On relève entre 1000 et 1200 sinistres chaque année, et parmi eux 2% de décès. Comme attendu, le coût moyen des sinistres est beaucoup plus cher hors Europe. La palme des coûts des secours et de rapatriement revient haut la main au Népal !
Mais je dois partir, mon train, le dernier me permettant d’avoir une correspondance pour rentrer ce soir, est dans une demi-heure… Je n’assisterai pas aux résultats du vote, ni à la présentation de l’accueil de l’AG 2027 par le club alpin d’Orléans, ni au discours de clôture de l’AG par le président…
